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1 décembre 2009
Ouais t’sais, j’ai un blog.
je voulais juste raconter que ce week-end j’étais allée dans l’est de la France, là où les gens ne mettent pas de fond de teint, et quand ils en mettent c’est au mieux du Gemey Maybelline, sinon c’est du Mildeen (Aldi), et juste pour le Réveillon, t’sais, genre ils achètent un chemisier à la Halles quand c’est le Réveillon. Ils l’achètent en avance parce qu’ils se réjouissent que ça soit la fête, avec du Tarama sur des toasts et tout.
Là bas j’ai vu t’sais genre plein de trucs immenses, wah, c’était trop beau. Je me suis demandé plusieurs fois si j’avais le bourdon, mais en fait, c’est quand je mets un calque entre le hype et là bas que j’ai le cafard. Donc j’avais le cafard oui, mais seulement lorsque je me disais “tiens, il va falloir que je me remette définitivement sur patte moi”, ou bien “oh, c’est marrant comme c’est vert les prairies, ah mais non, ça va me faire un souvenir pour quand je serai rentrée, faut que je fasse attention”.
Bon en fait, ouais voilà : plus j’écoute les gens plus j’ai envie de les inviter à venir manger les pommes de terres farcies de ma mère. Deux heures de préparation, elle se fout pas de ta gueule Claude quand elle te claque une assiette creuse avec quatre patates farcies qui fument au centre. C’est agréable je trouve de vivre un moment et en même temps se rendre compte qu’on vit un moment de bonheur inoui. Même si j’aime pas trop cette expression qui fait un peu hédoniste mon cul, franchement ça m’arrive tout le temps sauf que des fois j’ai le mauvais objectif devant les yeux et que du coup, je peux pas le voir. Vendredi par exemple, j’étais en Jumpy (ouais j’aime bien condurie des camionnettes je trouve ça marrant), et je suis tombée sur Système disques (France inter) et je me disais “tiens j’aimerais bien écouter Florence and the machine”, et là bam, qu’est ce que j’entends pas ? Valli qui dit avec son accent anglais comme si elle mangeait tout le temps un Carambar ” Et maintenant nous allons parler de l’album de Florence and the machine” wah ! J’étais là, je conduisais, il devait être j’sais pas moi, 23h, et j’ai mis à fond tout ce que je pouvais, je pense même qu’ils ont passé Dog Days mais je sais pas parce que je suis arrivée à destination avant la fin de l’émission. Et je me sentais trop bien moi, à ce moment là. J’me sentais, j’sais pas, comme une armoire rangée et qui sent l’adoucissant.
Et ce qu’il y a aussi c’est le matin. Le matin pour moi, quand je vais là bas, c’est ce que je préfère. Sauf le dimanche parce que je mange trop de baguette et j’ai le cafard quand je mange trop, mais c’est pas ça dont je veux parler. Ce que j’aime c’est le samedi. Parce que le vendredi soir, j’ai du mal à m’endormir, j’ai trop fait de route et j’ai froid aux pieds, et quand j’ai froid aux pieds c’est impossible que je dorme, donc je suis là, j’essaie de pas penser parce que la nuit dans ma tête c’est comme un garage souterrain, c’est ciel bas sur mes idées, et j’étouffe de penser que je vais pas y arriver, y Arriver avec un grand A si tu vois ce que je veux dire.
Par contre le samedi matin, j’ouvre un oeil et je suis contente, parce que je me rappelle de mon état d’esprit de la nuit, quand j’ai comme du pétrole qui me coule dedans et tout, et je me rends compte que c’est un peu passé, et qu’une journée neuve c’est comme un text edit vide, tout est possible quoi.
C’est là que je me lève rapide, que j’enfile mes habits direct parce que souvent quand je vais là bas j’y vais à vide, parce que je sais bien qu’entre les confitures et tout, je vais rentrée chargée comme une mule. Donc je remets mes fringues direct mai par contre je prends le temps de regarder le ciel, parce qu’on est au premier et que c’est trop beau, on dirait l’éternité. Et puis y’a le coq qui chante, donc je sais pas, j’aime bien c’est comme si j’étais le doc de retour vers le futur et que je m’accrochais à l’horloge pour retenir un peu le temps. Bref, c’est pas là que je voulais en venir, wah, je m’égare c’est dingue comme mes parenthèses sont immenses.
Le samedi matin je me tire en voiture vers Bâle, parce qu’il y a un marché aux puces chaque semaine, été comme hiver, et je suis déjà du genre à faire les marchés aux puces en France, mais alors en Suisse c’est impossible que je passe à côté. Au marché du samedi à Bâle, c’est tellement bien que même quand il pleut il fait beau. Et puis faut négocier en allemand, j’sais pas c’est comme si on était dans un film, ça change, c’est pas comme les gens qui font la queue au Carrefour en regardant le chemisier qu’ils vont payer avec suspicion, comme s’ils doutaient déjà du bien fondé de l’achat.
Nan, au marché aux puces ça se passe pas comme ça, tu vois la vie des gens qui défilent, leur caractère et tout. Par exemple samedi dernier, y’avait une grand mère qui vendait des paires de chaussures : le même modèle en 4 couleurs différentes, comme si elle nous donnait une partie de son secret : quand je suis à l’aise j’achète en quantité. D’ailleurs ça me fait rire les gens qui arrivent à faire ça, moi je peux pas il me faut de la pièce unique, c’est pour ça que j’aime bien les marchés. D’ailleurs quand je trouve quelque chose là bas, c’est aussi un moment de bonheur inoui, je m’imagine quand est ce que vais le mettre et tout, et là bizarrement je mets en calque là bas et ma vie, et ça me fout pas le cafard, non. Parce qu’il y a des couleurs sûrement, ça me fait une thérapie par la chromo ou une connerie dans le genre. Bref.
En parlant de bonheur inoui, je cherche une paire de bottes rouges, en fait y’a un an c’est pour ça que j’ai commencé à faire les marchés aux puces, ouais je préfère dire marché aux puces que braderie ou brocante, chez moi c’est comme ça qu’on dit. Bref, je pense que le jour où je trouverai la paire de bottes parfaites, je vais pleurer de joie tellement je serai contente. Ca fera débile sûrement, mais fera un souvenir drôle et puis je suis pas obligée de le raconter…
Tiens si j’avais encore un peu la place, je vous parlerais des moments tellement boumboum qu’on en pleure de joie, parce que quand même c’est encore meilleur qu’un orgasme, mais bon j’ai pas trop envie de comparer au sexe parce qu’en fait ça n’a rien à voir. C’était juste pour une comparaison qui parle à tout le monde, et voilà je suis encore en train de commencer une parenthèse qui finira jamais…
suggestion de présentation
8 novembre 2009

Away we go (un film de Sam Mendes, mais là on parle pas de ça)
8 novembre 2009
EDIT : je pense que circonférence ça vient de circoncis + Référence. C’est juste pour vous montrer que j’ai pas envie de mourir présentement. Et je suis pas une blogueuz qui prend des photos de sa bouche.
TOUT VA BIEN. On disait que away we go, c’était pour rigoler hein !
away we go. Les pieds nus dans la rosée. Away we go, Et ne pas se marier. La lumière du jour qui suffit. Elle est mignonne cette petite. Away we go et moi sommes dans un bateau. Sentir sa gorge se serrer. Ne pas avoir envie, et la retrouver. Away we go, se réveiller le matin, encore une fois. Vivre. Se fiche d’avancer. Découvrir. C’était un mardi soir. Découvrir la recette des clubs sandwiches. Avoir un souvenir de clubs sandwhiches hilarant. Un mardi soir. Trois appels reçus contre une vie de clubs sandwiches ? Away we go. Veux-tu m’épouser ? Non jamais. Away we go. Allumer une cigarette. Mes hommmes. Se sentir loin. Bien. Away we go, Comprendre. Etre apaisée. Avoir quelqu’un à appeler. A 1.30 AM. Entendre “Allo”. Away we go. Wait for me. Won’t you wait for me ? Une journée de soleil. Away we go. Won’t you fait for me ? Le vent. Ressentir. Savoir que ça va passer. Away we go. Des pieds dans la rosée. Rouler. Ne pas parler. Sentir une contrebasse gratter son coeur. Away we go. Ressortir mon coeur des cartons. Et marcher vite pour ne pas oublier ce que j’ai à écrire. Un garçon avec des Cortez bleues et jaunes. Away we go. Trouver sa maison. Quand les fondations ont séché, qu’elles ne vont plus tomber. EDIT
Offre d’emploi stage webmaster
4 novembre 2009
Je veux juste dire que ça me saoule de tagger mes posts. Je tagg pas mes articles à mon travail et pourtant Saint Antoine m’en est témoin, j’aime mon travail, alors tagger mes posts de blog, ah non trois fois non.
C’est pourquoi je me dis que peut-être je pourrais trouver un petit stagiaire qui ferait ça pour moi. Il faudrait qu’il soit masculin, beau, pas trop jeune car je veux pas avoir de problème avec la Bac, qu’il soit super doué en mots clés pour que le web se jette à mes pieds, et quil n’attende rien de moi (ça c’est pour faire un peu genre mystérieux).
Donc voilà les ptits cocos, envoyez vos candidatures, j’examinerai toutes les demandes !
p.s : une fois n’est pas bitume, j’ai taggé, et j’ai même taggé “beau gosse”, pour FILTRER A LA SOURCE COMME BRITA.
edit : suite à de nombreux commentaires (un en tout) je tiens à préciser que je veux bien une fille aussi, pourvu qu’elle soit drôle (et belle gosse ouais faut pas déconner)
Hey Babe !
4 novembre 2009
1. Esther Galil,le Jour Se Leve
2. ‘as Long As I Have You’ By Garnet Mimms
3. Metallica – Nothing Else Matters Live
4. Boyz 2 Men – Can You Stand The Rain
5. James Brown – Papa’s Got A Brand New Bag & I Feel Good
6. Encore Et Encore By Francis Cabrel
7. Johnny Cash – God’s Gonna Cut You Down
8. Guns N Roses Paradise City
9. Fais Battre Ton Tambour
10. Gaby Verlor – Cétait Bien
11. Nate Dogg–i Need Me A Bitch
Mais ne vous en faites pas, nous avons la situation en main.
3 novembre 2009
je crois que je me meurs
Je découvre un nouveau suicide. Par dose létale de mots.
Pardon je les avale, et je me vois d’en haut.
Ceux que je ne veux pas lire, ils coulent, je le sens, à l’intérieur, dedans. Sur mes parois ils se répandent, doucement.
J’ai résisté, longtemps, je ne voulais pas me faire mourir, et puis la tentation est trop forte, c’est leur faute aussi, ce sont des amoureux à qui l’ont ne peut pas faire confiance. Je les mange, je les mastique, je les sens.
Je les utilise et puis ils me le rendent, ils me punissent fois cent.
Alors je ne lis plus,
Et je ne suis pas morte finalement.
La meilleure chose du monde en ce moment #1
3 novembre 2009

Mec, t’as tout compris
20 octobre 2009
19 octobre
18 octobre 2009
Edit : et en plus on n’est même pas le 19 mais le 18. Work in progress quoi…
“19 octobre”. De base, ça pue la date de merde. Dimanche 19 octobre, qu’est ce qui pourrait bien se passer d’autre que des choses pas agréables ? Depuis ce matin je me sens comme dans une paire de collants taille XS, trop petits aux cuisses, et je viens de comprendre que c’était à cause de ça, précisément, simplement : sonntag, den 19ten Oktober. Même en allemand c’est plus joli bordel.
Un 19 octobre, on ne peut qu’avoir grossi. On ne peut qu’avoir froid aux pieds, les oreilles bouchées, oublié si on devait recommencer sa pillule mardi ou mercredi, plus assez de Maltesers, bientôt plus de chez soi, un olivier sec dont les feuilles tombent, un coeur comme la neige dans les boules à neige, des illusions dont on voit l’ombre qui s’en va au coin de la rue.
Et ni Dean Martin, ni Al Greene, ni une cigarette, ni Curtis Mayfield, ni Fernand Raynaud, ni Les Compagnons de la chanson, ni rien ne peuvent arranger, vous avez jusqu’à ce soir minuit pour vous rendre compte qu’un 19 octobre ne poura jamais être doux, avec le soleil qui vous embrasse la joue.
C’est l’hiver dedans.
Ami, n’entre pas sans désir, qu’il disait.
12 octobre 2009
C’était un samedi avec Jojo, assis sur les marches du Trocadéro (sur la tête de ma mère que la rime c’est pas exprès pour faire “genre je suis mélancolique”).
Il a commencé à pleuvoir, mais juste quelques larmes, et de toute façon on s’en foutait parce qu’il y avait le parapluie maria-del-carmen-panthère et puis on était scotchés là, épaule qui se connaît par coeur contre épaule qui se connaît par coeur. Et même s’il avait fallu on n’aurait pas pu bouger.
BREF
C’était un de ces moments un peu hors temps, dont on ne sait pas où ils se situent entre le plaisir de vivre ça et l’embarras de ne pas savoir pourquoi.
Et donc je me suis retournée, parce que j’ai cru que le palais de Chaillot me parlait, et je suis tombée sur ca, écrit en lettres d’or qui me fixaient :
« Il dépend de celui qui passe
Que je sois tombe ou trésor
Que je parle ou me taise
Ceci ne tient qu’à toi
Ami n’entre pas sans désir »
et en fait, je crois que c’est ça que j’étais venue chercher.
Paul valéry a dû souffrir et faire souffrir beaucoup pour trouver ces mots là, beaucoup trop beaux pour être honnêtes.